SFDO, UPO et AFO défendent le remboursement de l’ostéopathie et la création d’une API

Rendez-vous avec le cabinet de Madame Stéphanie Rist : le SFDO, l’UPO et l’AFO défendent le remboursement des soins en ostéopathie et promeuvent la création d’une autorité publique indépendante

À la suite d’une demande de rendez-vous du SFDO, une délégation composée de Philippe Sterlingot, président du SFDO, Séverine Lambert, présidente de l’Unité pour l’ostéopathie (UPO) et Marie-Hélène Sala, présidente de l’Association Française d’Ostéopathie (AFO), a pu exposer son point de vue et ses arguments à M. Louis Culot, conseiller produits de santé et financement du système de santé de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées auprès de Stéphanie Rist.

Une note argumentaire complète avait été transmise à M. Culot en amont du rendez-vous.

Les trois représentants de la profession ont ainsi :

  • Rappelé la popularité de l’ostéopathie auprès des Français ;
  • Développé les arguments scientifiques en faveur de l’efficacité de l’ostéopathie ;
  • Démontré que l’ostéopathie est coût-efficace en prenant la lombalgie en exemple.

M. Culot a confirmé la réponse de Madame Rist à Madame la Sénatrice Laurence Muller-Bronn lors de son audition par la commission des affaires sociales au Sénat, puis à la presse, selon laquelle le prochain décret relatif à l’évolution du périmètre des contrats responsables ne concerne pas l’ostéopathie.

La perspective d’une exclusion de l’ostéopathie des contrats responsables est écartée à court terme.

Des réflexions plus larges sont initiées sur l’articulation entre régimes obligatoire et complémentaire d’assurance maladie, dans le cadre d’une mission confiée par la ministre à plusieurs personnalités qualifiées.

Les représentants de la profession resteront attentifs à l’évolution de ces travaux.

Philippe Sterlingot, Séverine Lambert et Marie-Hélène Sala ont ensuite évoqué le projet de création d’une Autorité publique indépendante, en précisant que celle-ci serait auto-financée, neutre et indépendante, et viserait à apporter une meilleure régulation de la profession pour ce qui concerne :

  • L’enregistrement des professionnels ;
  • Le contrôle des formations initiale et continue ;
  • La régulation déontologique et disciplinaire ;
  • L’émission de recommandations de bonnes pratiques ;
  • Le financement de la recherche en ostéopathie.

Les organisations représentatives de l’ostéopathie saluent la qualité de cet échange, qui s’inscrit dans une démarche de dialogue constructif avec les pouvoirs publics, au service de la protection des patients et de la soutenabilité du système de santé.