de l'Ostéopathie... (voir article)
de l'Ostéopathie occidentale... (voir article)
de l'AFO... (voir article)
« L’art de la thérapeutique manuelle est
ancien et je tiens en haute estime ceux qui l’ont découvert, comme ceux qui de
génération après génération me succèderont, et dont les travaux contribueront
au développement de l’Art manuel de guérir. »
Hippocrate (435 av JC)
Cet espoir d’Hippocrate s’est réalisé au cours
des diverses civilisations qui se sont succédées à travers le monde.
De nos jours, les héritiers de ces travaux sont
les Chiropracteurs, les Ostéopathes et les Etiopathes suisses. La spécificité de ces
pratiques tient à leurs philosophies propres élaborées par leurs fondateurs,
ainsi qu’au mode de fonctionnement spécifique des Etats-Unis d’Amérique pour
les premiers, européanisé pour les deuxièmes et véritablement occidental pour
les étiopathes (ostéopathes occidentaux).
Ces pratiques au fil des ans ont des cursus
équivalents, et des méthodes devenant similaires.
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La gestuelle s’est transmise au cours des
diverses civilisations qui se sont succédées à travers le monde.
L’universalité et la pérennité du geste
témoignent de la nécessité de cet art thérapeutique.
Toutes les adaptations ou codifications qui se
sont succédées, sous divers noms, ont permis la transmission de ces gestes
primordiaux.
Ce sont ces gestes que l’on retrouve comme
dénominateur commun des médecines manuelles.
Les gestes particuliers et surajoutés pour
distinguer telle ou telle forme de médecine manuelle tiennent pour la plupart
d’adaptation philosophique, ou mystique n’ayant vraiment de valeur que pour
leurs pratiquants.
Malgré ces philosophies des plus simples aux
plus fumeuses, les résultats thérapeutiques sont généralement constants grâce à ces actes purs
ayant traversés toutes les civilisations.
Il faut reconnaître que les ostéopathes
agissaient mieux en pratique que ne le laissaient croire leurs théories et
leurs écrits.
Le besoin de justifier les résultats a entraîné
tour à tour des explications pour le moins douteuse.
La simplicité et l’humilité semblent difficiles
à vivre.
Dans la lignée de ces diverses adaptations,
nous pouvons retenir une des premières tentatives de codification raisonnée de
la médecine manuelle.
Suivant les travaux et la théorie sur
l’irritation vertébrale de l’écossais Thomas BROWN (1828), complétant ceux du
français François BROUSSAIS (1818) sur la pathologie fonctionnelle basée sur
l’inflammation des organes, un médecin du nom d’Andrew Taylor STILL
définissait, à la fin du 19ème
siècle aux Etats-Unis, l’Ostéopathie.
Ayant perdu trois de ses enfants lors d’une
pandémie de méningite, Andrew Taylor STILL chercha une forme de thérapie
différente de la médecine classique qui venait de lui prouver ses limites.
Il orienta alors ses recherches sur une théorie
voisine de « l’irritation vertébrale » et codifia une pratique
manuelle visant à soigner les « désordres » biologiques résultant d’un
déséquilibre fonctionnel global. En d’autres termes, il créa une thérapie
manipulative holistique, c’est-à-dire destinée à prendre en compte l’homme dans
sa globalité.
Il partit alors du principe qu’un
dysfonctionnement vertébral, viscéral, ou crânien pouvait se répercuter sur la
physiologie de l’organisme en entier (défense immunitaire, digestion, humeur, capacités
physiques, reproduction... etc), admettant également que des troubles ou des
douleurs ostéo-articulaires n’étaient pas forcément d’origine traumatique et
qu’elles pouvaient être traitées par des mobilisations spécifiques.
Son raisonnement et ses principes furent
ensuite développés par ses premiers élèves, notamment Sutherland et Littlejohn,
qui se chargèrent d’exporter leur savoir-faire vers l’Europe.
L’ostéopathie occidentale a vu le jour dans les
années 50, mais s’installa véritablement en France dans les années 60, et
connut un franc succès médiatique et populaire à partir des années 70, même si
elle s’est toujours vue refuser l’intégration dans le monde de la santé.
Cet engouement et le non encadrement légal de
cette profession entraînèrent des utilisations abusives du terme ostéopathie
débouchant sur l’installation de personnes sans formation ou avec de pseudo
formations depuis les années 70.
Le 4
octobre 2001, un amendement prévoyant la reconnaissance de l’ostéopathie a été ratifié à l’Assemblée
Nationale, dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, loi
émanant des instances Européennes.
Le 4 mars 2002, prolongeant les travaux effectués par Mme le ministre Georgina DUFOIX en
1983, la reconnaissance des professions d’ostéopathe et de chiropracteur a
enfin vu le jour avec l’article 75 de :
la loi
relative aux droits des malades et à la qualité du système
de santé
LOI no 2002-303 du 4 mars 2002
J.O.
Numéro 54 du 5 Mars 2002 page 4118
Cette loi donne enfin le libre choix du droit aux soins de santé et aux soins médicaux, assorti de la qualité et de la sécurité des soins donnés par les véritables ostéopathes exclusifs.
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L’Ostéopathie occidentale, a vu le jour dans les années 50, après avoir :
-hérité de l’esprit pragmatique, mécaniste du docteur De Sambucy,
-pris le meilleur de l’esprit des techniques chiropratiques et ostéopathiques, et rejeté tous les dogmes sans fondements scientifiques ;
-repris, pensé, amélioré les travaux et les techniques de Still, de Sutherland, de Thure Brandt et de Stapfer ;
-pendant de nombreuses années sous l’influence et
avec Paul Geny et Guy Steiner, critiqué et approfondi les bases scientifiques
de ce qui devait être une médecine manipulative totale, une équipe de pionniers
donna naissance en 1960 à la médecine Ostéopathique.
Cette dernière pour des raisons philosophiques et politiques créa deux centres d’enseignement l’un à Maidstone (GB) et l’autre à Genève (CH).
En 1963 alors que les bases de l’ostéopathie
occidentale étaient jetées, aux États Unis à Los Angeles, la première
« école de médecine et de chirurgie ostéopathique » était équivalencée
aux écoles traditionnelles allopathiques. Les textes officiels donnaient à tous
les diplômés d’ostéopathie les mêmes droits qu’aux diplômés des écoles de
médecine. Les cursus s’alignèrent, la philosophie ostéopathique oubliée, et les
manipulations abandonnées.
Seuls les chiropracteurs et quelques rares
ostéopathes de tradition représentent actuellement la médecine manipulative aux
États Unis d’Amérique.
L’ostéopathie occidentale connut un franc
succès médiatique et populaire à partir des années 70, même si elle s’est
toujours vue refuser l’intégration au monde de la santé.
Cet engouement et le non encadrement légal de
cette profession entraînèrent des utilisations abusives du terme ostéopathie débouchant sur
l’installation de personnes sans formation ou avec de pseudo formations depuis
les années 70.
Ainsi après de nombreuses années de collaboration,
l’Ostéopathie Suisse se démarquait en changeant de nom pour éviter les
amalgames avec ces utilisations abusives du terme Ostéopathie.
En 1973, apparaissait
donc en Suisse le terme
Étiopathie.
Cette médecine étiopathique est, comme il est dit plus haut, historiquement,
une branche de l’ostéopathie, qui émergea uniquement pour des raisons
philosophiques et politiques.
L’étiopathie : c’est l’ostéopathie exclusive. Les étiopathes de l'École d'Ostéopathie de Genève ont toujours pratiqué l'ostéopathie exclusive.
Aujourd’hui, avec une définition d’un cadre légal pour les pratiques de la chiropractie et de l’ostéopathie, les abus d’utilisation de ces deux termes vont disparaître, et les étiopathes de l'EOG ont repris leur vocable d’origine d’Ostéopathe exclusif.
La
différenciation avec l’ostéopathie originelle tient à l’actualisation des trois
assertions émises par A.T. STILL, l’unité du corps, la structure gouverne la
fonction et la suprématie de l’artère ; et à la vérification systématique
de toutes les actions thérapeutiques manuelles, à la lumière de la théorie des
systèmes, de la cybernétique, de toutes les sciences fondamentales
L'ostéopathie exclusive née au début des années 1970 est
une recherche fondamentale visant à établir une relation de causalité entre les
phénomènes pathologiques présentés par les systèmes biologiques, et leur
structure, ceux-ci étant considérés comme des systèmes de systèmes en
interaction avec leur milieu extérieur.
Ce mode de raisonnement systémique permet
d’aborder l’individu de manière globale, de l’envisager comme un système se
composant de parties en étroite relation, et de donner des interprétations
pertinentes à propos des modifications de comportement de l’organisme et de ses
différentes structures… et donne à
l’ostéopathie une démarche cohérente.
L'Ostéopathie étiopathique qui en découle est
une méthode manuelle visant à rétablir la stabilité relative des systèmes
biologiques en agissant soit sur leurs déséquilibres structuraux acquis, soit
sur leurs variables d'entrée inadaptées au maintien de leur stabilité.
Des
actes manuels purs, étayés par un mode de raisonnement logique et éprouvé,
assurent des résultats constants et durables.
Pour l'ostéopathie, la
véritable raison de la maladie réside dans la cause et non dans les effets
(douleur, inflammation, troubles fonctionnels, etc.) qui n'en sont que la
conséquence.
Pour établir cette
recherche causale, l'ostéopathie utilise les sciences fondamentales, les
récentes découvertes en biologie, avec comme méthode la systémique et la
cybernétique.
Une
fois la cause déterminée et éradiquée, les symptômes disparaissent.
Une
gestuelle même parfaite, mais une causalité mal déterminée conduira à un échec
du traitement.
L’Ostéopathie
exclusive ou étiopathique c’est le geste appliqué à bon escient.
Dans l’Ostéopathie exclusive ou étiopathique
nous retrouvons le respect de la tradition des concepts de STILL, avec les
adaptations suivantes :
La règle de l’Unité est celle de l ‘Individu. L’ostéopathie
est une médecine holistique.
La structure gouverne la fonction est en fait une fonction
bijective. La fonction dépend bien de l’état de la structure, mais toute
opposition à une fonction altère la structure.
La règle de « l’artère est suprême », est réinterprétée,
en fonction des progrès techno-biologiques, en « l’unité fonctionnelle
micro circulatoire est fondamentale »
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L’Association Française d’Ostéopathie est issue de l’AFO en 1963, l’IFE en 1973 et enfin de, L’AFE en 1982
(Rupture des relations avec l'IFE depuis 1982)
AFO
Association Française d'Ostéopathie
1963
IFE
Institut
Français d'Etiopathie
1973
AFE
Association Française d'Etiopathie
1982
IFE
Institut Français d'Etiopathie
AFO
Association Française d'Ostéopathie
2000

Les
adhérents de l’AFO sont issus depuis 1963 du CEO et des collèges qui en
ont découlés :
–1973 : CEE, Collège Européen d’Etiopathie actuellement
École
d’Ostéopathie de Genève
–1976
: FLME, Faculté Libre de Médecine Etiopathique, actuellement
Faculté d’Etiopathie
(Paris,
Marseille, Rennes et Toulouse)
–1988 : ESE, École Supérieure d’Etiopathie Celmev, actuellement OstéoBio (Paris-Cachan)
–2007 : IFSOR, Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie - Rennes
CEO
Collège Européen
d'Ostéopathie
1963
Genève
CEE
Collège Européen d'Etiopathie
1973
Genève
OstéoBio
Ecole d‘Ostéopathie
1988
Paris - Cachan
FLME
Faculté Libre de Médecine
Etiopathique
1976
Paris, Marseille, Rennes, Toulouse
EOG
Ecole d'Ostéopathie de
Genève
1999
Genève

Une des spécificités de l’AFO est l’homogénéité
de l’ensemble de ses membres qui sont tous diplômés de deux centres
d’enseignement issus du même Collège Européen d’Ostéopathie créé en 1963 à
Genève.
Ces deux centres « l’Ecole d’Ostéopathie
de Genève » et « OstéoBio » de Cachan sont complémentaires et
délivrent en finalité le même enseignement.
Le premier s’adresse essentiellement aux professionnels de santé : médecin, kinésithérapeute, sage-femme, infirmier, et à quelques non professionnels possédant des diplômes équivalents et offre une formation à temps partiel ou alternée.
Le second s’adresse essentiellement aux
étudiants de DEUG Bio et offre un enseignement à temps plein.
Malgré la diversité de recrutement : professionnels
de santé, ou étudiants bac + 2
- ils reçoivent la même formation sur 6 années
- ils exercent dans les mêmes conditions
- ils ont les mêmes débouchés
Extraits des JO concernant les origines de l'AFO et de ses membres:
Journal Officiel du 7 novembre 1963
ASSOCIATIONS ETRANGERES
oOo
10 octobre 1963. Arrêté du ministre de l’intérieur. (Autorisation enregistrée à la préfecture de police le 21 octobre 1963.)
Association Ostéopathique Internationale (A.O.I.).
But : réunir les spécialistes qualifiés en vue de promouvoir la science ostéopathique, ses applications thérapeutiques et son avenir : reconnaissance officielle.
Siège social : 7, place Félix-Eboué, Paris.
Journal Officiel du 22 avril 1973
ASSOCIATIONS ETRANGERES
oOo
29 mars 1973. Déclaration à la préfecture de l’Hérault.
L’Association Ostéopathique Internationale (A.O.I.). Change sont titre, qui devient :
Institut International d’Etiopathie (I.I.E.), modifie son objet : réunir les spécialistes qualifiés en vue de promouvoir la science étiopathique, ses applications thérapeutiques et son avenir, et transfère son siège social du domicile de M. Quid’beuf, 43, Grande-Rue, Besançon (Doubs), au domicile de M. André Brunel, 11, quai d’Alger Sète.
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